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CARNETS DE ROUTE
Récits de nos sorties culturelles.


Tableau récapitulatif de nos sorties culturelles :
(cliquer sur le nom de la ville écrit en orange pour y accéder directement)

DATE LIEU
Jeudi 31 mai 2018 Vimy-Lorette
Jeudi 22 mars 2018 Saint Omer
Jeudi 30 novembre 2017 Anvers / Liers
Jeudi 12 octobre 2017 Saint-Germain-en-Laye
Jeudi 11 mai 2017 Les Jardins de Kew (Anglettere)
Jeudi 30 mars 2017 Montmartre
Jeudi 19 janvier 2017 Louvre - Lens
Vendredi 14 octobre 2016 Lewarde - Douai
Mercredi 27 avril 2016 Gand
Mercredi 7 octobre 2015 Amiens
Jeudi 28 mai 2015 Kent, Angleterre
Jeudi 16 avril 2015 Honfleur
Jeudi 12 février 2015 Louvre - Lens
Vendredi 5 décembre 2014 Vaucelles - Cambrai
Jeudi 2 octobre 2014 Bruges
2013-2014 / 2012-2013 Nos sorties précédentes


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Jeudi 31 mai 2018 : VIMY-LORETTE
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Jeudi 22 mars 2018 : SAINT OMER
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Jeudi 30 novembre 2017 : ANVERS / LIERS

Voici, pêle-mêle, quelques photos de cette journée.
Cliquer sur les images pour les agrandir



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Jeudi 12 octobre 2017 : SAINT-GERMAIN-EN-LAYE

Vous trouverez ci-dessous l'excellent récit de cette sortie culturelle rédigé par
M.Jean-Victor LOSSENT
avec tous nos remerciements :

"ST GERMAIN EN LAYE, OCTOBRE 2017."
(cliquer ici)


 

 

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Jeudi 11 mai 2017 : LES JARDINS DE KEW (Angleterre)


Voici, pêle-mêle, quelques photos de cette journée.
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Jeudi 30 mars 2017 : MONTMARTRE
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C'est à une heure bien matinale que la commission "Sorties culturelles" de l'U.T.L. avait convié ceux qui désiraient "voir ou revoir Montmartre".
Il faut bien l'avouer, mis à part l'instant où la sonnerie du réveil a retenti : personne ne l'a vraiment regretté !

Puisque la journée débutait par une promenade libre, le car nous avait déposé boulevard de Rochechouart, non loin de la rue des Martyrs et chacun put commencer à visiter ou revisiter au gré de sa fantaisie ce quartier chargé d'art et d'histoire.

  Mont' là-d'ssus ! (bis)
Mont'là-d'ssus et tu verras Montmartre !
Et sois bien convaincu
Qu'tu verras sûr'ment quéqu'chos' de plus !
(Tu verras Montmartre ! Paroles de Lucien Boyer, 1922.)

Impossible de rater la basilique du Sacré-Cœur dont la blancheur remarquable exultait sous le soleil radieux qui s'était invité à notre promenade.
Construit suite au vœu de catholiques après le désastre de 1870, cet édifice au style diversement apprécié ne fut achevé qu'en 1914 et fait remarquablement partie du paysage parisien tout comme la tour Eiffel.
Notons que l'Assemblée nationale en déclara la construction d'utilité publique en 1873… La IIIe République avait été proclamée le 4 septembre 1870…

Si l'on ne craignait pas la foule, on put admirer l'intérieur décoré de mosaïques comme celle qui évoque à la voûte du chœur la dévotion de la France au Sacré-Cœur.
Saluons ici le relais ininterrompu des fidèles pour l'Adoration perpétuelle, jour et nuit, depuis 1919, date de la consécration du sanctuaire.

Au-dessus du porche, deux statues en bronze par Hyppolyte LEFEBVRE :
Saint-Louis, portant la couronne d'épines
et Jeanne d'Arc.

Dans un des petits squares qui agrémentent les abords de la basilique, les feuillages dissimulent la statue d'un jeune homme en costume du XVIIIe siècle, un coup d'œil sur la plaque qui porte la légende nous apprend qu'il s'agit du Chevalier de La Barre dont une rue toute proche porte le nom.

Comment ne pas avoir la gorge nouée en apprenant son histoire : accusé d'impiété pour n'avoir pas ôté son chapeau au passage d'une procession, il fut arrêté et condamné à mort. Il fut décapité à Abbeville en 1766, il avait dix-neuf ans ! Voltaire s'en offusqua et réclama sa réhabilitation qui fut décrétée par la Convention en 1793.

Cette statue a bien sa place sur le "Mont des Martyrs".

Puisque l'après-midi était consacrée à la découverte du Montmartre insolite sous la direction d'un guide, il était possible de s'évader quelque peu du quartier au gré de sa fantaisie en attendant l'heure du rendez-vous.
C'est ainsi que mes pas me conduisirent en direction du cimetière du Montparnasse.

Comme tous les cimetières parisiens, celui-ci est un lieu où l'on rencontre beaucoup de sépultures plus ou moins monumentales de célébrités.
Et ce fut la première rencontre avec une personnalité qui devait servir de leitmotiv pour le reste de la journée.



Berlioz n'est pas le seul musicien à reposer dans ces allées, on rencontrera encore Jacques Offenbach, Edmond Audran…

Émile Zola a ici son tombeau, mais il ne l'occupa que quelques années avant d'être inhumé au Panthéon.
Il est donc délicat de dire que sa veuve "l'a suivi dans la tombe", même si, morte après lui, elle gît en ces lieux.
 


 
Greuze, dont tout le monde à Calais connaît au moins la rue qui porte son nom, n'est pas non plus le seul peintre à dormir sous ces ombrages, Degas, Soutine…
Et puis que de noms illustres à saluer encore : Baudelaire, Maupassant, Serge Gainsbourg, Sacha Guitry, Alexandre Dumas fils, Stendhal, les frères Goncourt…

Après une restauration plus ou moins rapide selon les désirs de chacun, nous nous retrouvâmes devant la basilique du Sacré-Cœur où il y avait foule comme toujours.
Nous fîmes connaissance de nos guides qui nous contèrent avec passion l'histoire de ce quartier.
Depuis le temps où Montmartre était le mont de Mercure, avant de devenir le mont des Martyrs où périrent Denis, Rustique et Éleuthère, en passant par l'époque des couvents et abbayes, l'épisode sanglant de la Commune, le village qui fut le théâtre de la vie de bohème et d'une très florissante vie artistique, tout fut brossé à grands traits avant de se lancer dans les pas de toutes les grandes figures qui ont hanté ces lieux.

Nous passâmes devant l'église Saint-Pierre-de-Montmartre, une des plus vieilles églises de la capitale, commencée en 1134, vestige de l'abbaye de Montmartre. Plusieurs fois remaniée, elle abrite la pierre tombale de la reine Adélaïde de Savoie qui avait fondée l'abbaye. Elle était l'épouse du roi Louis VI le Gros.
Nous longeâmes l'inévitable place du Tertre, si difficile à traverser… sans se faire croquer…

   Place du Tertre,
   Place du Tertre,
   Vieilles maisons de guingois
   Charmante fresque
   Si pittoresque
   Des citoyens montmartrois.

De l'opérette La Route fleurie.
Lyrics de Raymond Vinci (1952)

Nous suivîmes bien des rues animées et pleines de surprises.


 
La rue des Saules nous mena aux vignes de Montmartre, mais ce n'était pas la saison des vendanges…
 

 

 

 
Non loin de là, rue Saint-Vincent, se trouve l'ancien "Cabaret des Assassins", rebaptisé par l'enseigne du peintre A. Gill "Lapin Agile" et qui connut son heure de gloire de 1908 à 1914 par la fréquentation d'artistes débutants tels que Picasso, Vlaminck, Carco, Dorgelès, etc.


 
En descendant la rue Saint-Vincent, puis en remontant un pan de la rue Girardon, nous parvînmes à la place Dalida dont le buste garde trace des hommages… appuyés… de certains admirateurs.
 

 

 

 

Dans cet endroit paisible, dissimulé dans la végétation, le Château des Brouillards se souvient d'avoir été la demeure de Gérard de Nerval.


 
Le parc du Château des Brouillards est devenu le square Suzanne-Buisson où se trouve une statue de Saint-Denis, sculptée par Raymond Corbin.
 

 

 
Rappelons que Denis, prêtre romain envoyé en Gaule, devint le premier évêque de Paris.
 
Il fut décapité vers 258 et, suivant la légende, ramassa sa tête et se remit à marcher.
Ce qui lui vaut d'être invoqué pour soulager la migraine...


 
En remontant la rue Junot, notre attention fut attirée par cette surprenante statue.
 
Sa situation sur la place Marcel Aymé nous aida à en décrypter le sens : il s'agit d'une évocation du Passe-Muraille.
 
Quant au sculpteur, il n'est autre que… Jean Marais.
 

Petit crochet pour admirer le Moulin de la Galette, ancien bal populaire qui inspira Renoir, Van Gogh et bien d'autres.

  Le joli Moulin d'la Galette)
A des ailes couleur du temps
Et les refrains de ses chansonnettes
Tournent tournent au rythme du temps.
(Le Moulin de la Galette. Paroles de Louis Poterat, 1946.)

Encore un petit crochet pour contempler la résidence de Dalida avant de se diriger vers le Bateau-Lavoir

Nous arrivâmes à la place des Abbesses où s'élève l'église Saint-Jean-de-Montmartre terminée en 1904 et qui possède le privilège d'être le premier édifice religieux en béton armé. Son revêtement extérieur en briques lui a valu le surnom de "Saint-Jean-des-Briques".
 
En face, le square Jean-Rictus, très fréquenté, expose 311 écritures différentes de "je t'aime" en 280 langues. Il est vrai que l'on peut parfois trouver la formulation classique un peu banale….
 
C'est à cet endroit que nous prîmes congé de nos guides que nous remerciâmes chaleureusement.


 
Nous profitâmes encore d'un petit moment de libre pour flâner dans ce quartier si pittoresque.
 
Certains d'entre nous purent encore profiter des montées et des descentes si variées. Même si l'on pouvait bénéficier des funiculaires, les escaliers avaient bien des attraits… différemment appréciés de nos mollets, il est vrai .
 
   Les escaliers de la Butte
   Sont durs aux miséreux
   Les ailes du moulin
   Protègent les amoureux.

La Complainte de la Butte.
Paroles de Jean Renoir (1954).


Jean-Victor LOSSENT



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Vendredi 19 janvier 2017 : LOUVRE-LENS
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C'est à un prodigieux voyage dans le temps que nous étions conviés par la Commission des Sorties culturelles de l'UTL de Calais ce jeudi 19 janvier.
En nous rendant au Louvre Lens pour visiter l'exposition temporaire consacrée à la Mésopotamie, nous allions parcourir quelque 3 000 ans d'histoire, de - 4000 à - 141 avant J.-C.

Cette manifestation a connu un beau succès dont nous avons pu nous rendre compte en tâchant de nous frayer un chemin de salle en salle, de vitrine en vitrine, au milieu d'une foule avide de contempler les trésors offerts à ses yeux.
Notre guide était passionnant et nous étions équipés de petits appareils qui nous permettaient de ne rien perdre de son commentaire tout en évoluant dans les salles où grouillaient les groupes de visiteurs…
Personne ne s'est plaint du froid durant la visite !
Un coup d'œil par les baies vitrées nous faisait sans doute rêver d'espaces plus aérés, mais… la température était quand-même moins mordante à l'intérieur.


La première salle d'exposition nous proposait de redécouvrir la Mésopotamie en nous régalant de cartes, de montages vidéo divers et variés déclinant les références à la Mésopotamie dans le monde des arts, de l'alimentation, de la mode, etc.

Contentons-nous ici de situer le pays grâce à une carte glanée dans un manuel scolaire d'histoire-géographie datant de 1981 (après J.-C.).


Histoire-Géographie 6e (Hatier, 1981).

Chacun d'entre nous se souvient des cours de sixième où nous apprenions que les occupants du "Pays entre les fleuves" étaient à l'origine de la toute première écriture avec ses caractères cunéiformes, des premières villes connues, d'une économie prospère fondée sur l'agriculture, l'artisanat et les échanges, notre décompte du temps et l'organisation du calendrier…

Les échos venus de la Bible parsèment notre mémoire : Ur, patrie d'Abraham, Ninive, honnie des prophètes, Babylone et la captivité des Juifs déportés de Jérusalem par Nabuchodonosor…

Toutes les œuvres et les objets présents dans cette exposition étaient fascinants par le vertige que nous donnait leur âge tout d'abord, par leur diversité, par l'habileté des artistes et des artisans qui les ont réalisés, par le respect qu'ils nous inspirent envers toutes les générations qui ont précédé la nôtre et par la consternation devant les chemins si divers qu'ils ont suivis pour arriver jusqu'à nous.

En voici quelques-uns qui ont bien voulu se laisser
photographier malgré la foule.
Lion passant, panneau de briques (Musée du Louvre)


Collier (Musée du Louvre)



Au terme de ce fabuleux périple, il ne nous restait que très peu de temps libre pour vagabonder dans la Galerie du Temps ou même pour parcourir cette intéressante exposition "Miroirs" qui, à partir d'œuvres prêtées par les musées de la région, nous offre un jeu de reflets et de réflexions autour d'un objet à la fois si banal et si fascinant : le miroir.
 

 

 
Bornons-nous à saluer rapidement une œuvre prêtée pour l'occasion par le Musée des Beaux-Arts de notre ville, qui, peu rancunière, semble parodier une phrase célèbre adressée cette-fois au Louvre et non plus à Lagardère :

"Si tu ne viens pas à Calais, Calais ira à toi !"


 

 

 

 

 

 
François Morellet :
Carré (miroir) plié (coupé) à 90°
(Musée des Beaux-Arts de Calais)

Jean-Victor LOSSENT



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Vendredi 14 octobre 2016 : LEWARDE-DOUAI
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La Commission des Sorties culturelles de l'UTL de Calais avait choisi d'inaugurer sa saison 2016-2017 par une excursion à Lewarde et Douai. Nous prîmes donc le car au petit matin, ce vendredi 14 octobre 2016 afin de parcourir une partie de notre nouvelle région des Hauts-de-France.
...Pour nous rendre dans le Nord, paradoxalement, nous nous dirigeâmes vers le sud-est afin d'atteindre Lewarde, à 8 km de Douai.

Le Centre historique minier de Lewarde s'est installé sur le site de la fosse Delloye dont l'exploitation fut arrêtée en 1971.

Les aménagements permettent au visiteur de se rendre compte dans une atmosphère plutôt "soft" de ce qui fut le quotidien de beaucoup de nos ancêtres.

Nous avons tous en tête l'œuvre d'Émile Zola et nous avons pu nous faire en ces lieux une meilleure idée du décor des journées harassantes du mineur d'autrefois.

C'est dans la "salle des pendus" que nous écoutâmes notre premier guide, ancien mineur, qui nous fit le récit poignant de son expérience de travailleur de la dernière génération à être descendue dans les galeries de cette mine. Plein de bonne humeur, il nous raconta ses premières journées au fond… à l'âge de 14 ans !
Dans cette salle de douche collective, il nous fit revivre avec une once d'espièglerie ses premières ablutions de gamin entouré d'adultes… alors que tous les vêtements étaient pendus au plus haut de la pièce.
Il nous conta non seulement la vie du mineur sur son lieu de travail, mais aussi en-dehors de la mine, le quotidien dans les corons vers 1960, dans ces années où, nous aussi, nous étions jeunes… acquérant d'autres souvenirs.

C'est avec une autre guide que nous sommes descendus dans les galeries reconstituées à la manière des différentes époques de l'exploitation.
Les plus anciennes étaient soutenues par des éléments de bois, les plus récentes par des éléments métalliques. Il nous fut rappelé que le boisage était réalisé par les mineurs eux-mêmes, mais qu'il ne leur était pas payé. Cela fut d'ailleurs la raison de bien des conflits sociaux.

Différents types de matériels nous étaient présentés et nous pouvions nous rendre compte de la pénibilité du travail grâce à des mannequins en situation. Appuyer sur des boutons permettait de faire entendre le bruit des machines - un élément à la fois était déjà difficile à supporter…

Certes, il y manquait le bruit incessant et insupportable, l'atmosphère étouffante et irrespirable, la poussière omniprésente, le danger jamais absent, mais chacun de nous ressentait le respect dû à ceux que le sort a contraint de travailler dans de telles conditions.

Le Centre historique minier offre non seulement une vision du travail à l'intérieur de la mine, mais aussi un aperçu de tout ce qui faisait le quotidien de ces travailleurs et de leurs familles. C'est ainsi que nous pouvions contempler cette reconstitution d'un intérieur d'une famille de mineur. Nous avons également pu contempler la reconstitution d'un estaminet, bénéficier d'explications sur les activités, l'environnement, les loisirs de tout ce monde du travail qui a tant marqué notre région.


La deuxième partie de notre voyage avait pour cadre Douai et nous n'en étions pas si loin. Après avoir contourné la porte de Valenciennes, le car nous débarqua sur la place d'Armes, entourée de nombreux restaurants vers lesquels se précipitèrent les plus affamés d'entre nous.

Beaucoup de vieilles façades dans des styles architecturaux très variés parsèment la ville dominée par son beffroi de 64 mètres de haut achevé en 1410.

Des magasins agréables occupent souvent le rez-de-chaussée d'immeubles dont les étages à l'architecture alléchante hurlent parfois très fort leur besoin de restauration.

Quartier libre jusqu'à 15 heures, voilà qui permet de flâner hors-programme et de jouer à se perdre sans grand danger au hasard des ruelles…

 

 
Un petit coup d'œil, pour commencer, au magnifique parc Charles Bertin qui tarde un peu à prendre ses couleurs d'automne…
 

 

 
Près de l'église Notre-Dame, non loin de la porte de Valenciennes, une rencontre imprévue : cette statue, œuvre d'un sculpteur né à Douai : Albert Bouquillon (1908-1997).
Hommage à une illustre enfant de la ville, Marceline Desbordes-Valmore, poétesse un peu démodée aujourd'hui, certes, mais qui pleurait si joliment en vers délicats :
 
Mon beau pays, mon frais berceau,
Air pur de ma verte contrée,
Lieux où mon enfance ignorée
Coulait comme un humble ruisseau.

Le temps passait vite et voici qu'il nous fallait rejoindre l'Office du Tourisme, le programme officiel nous conviant à une visite en deux groupes séparés.

Le premier groupe fut emmené en car à la Maison des Géants, lieu d'entrepôt des célèbres géants de Douai : Gayant et sa famille.
Si l'endroit était assez vaste pour y loger une famille de géants, nous nous y sentions quelque peu à l'étroit…

Notre guide nous fit l'historique de l'illustre famille et nous présenta chacun de ses membres.

Il nous fut rappelé que "gayant" est le mot picard pour "géant" ; le patronyme n'est pas volé puisque Gayant mesure 8,51 m et son épouse, Madame Gayant, née Marie Cagenon, 6,26 m.
Chacun des illustres époux nécessite six porteurs pour évoluer car Monsieur pèse 375 kg et Madame en avoue 250 !
Leurs trois enfants, Jacquot, Mademoiselle Fillion et Binbin, sont de taille plus modeste et chacun d'eux n'exige qu'un porteur.

La Maison des Géants nous a permis d'admirer de près les superbes costumes portés par la prestigieuse famille.

Le second groupe s'achemina à pied vers l'hôtel de ville, mais ce n'était pas pour y visiter cet autre géant qu'est le beffroi achevé en 1410. Il ne s'agissait que d'y contempler un plan de la ville.
La traversée de la cour nous permit de voir le travail de restauration qui rend à cet ensemble toute sa splendeur.
Notre guide nous promena dans de vieilles ruelles chargées d'histoire, mais, reconnaissons-le, où il n'y avait pas grand-chose à voir.

Chacun des groupes ayant effectué les deux visites, quartier libre fut laissé jusqu'à l'heure du départ.

Va, mon âme, au-dessus de la foule qui passe,
Ainsi qu'un libre oiseau te baigner dans l'espace,
Va voir ! et ne reviens qu'après avoir touché
Le rêve… mon beau rêve à la terre caché !

Marceline Desbordes-Valmore


Nous avions une petite heure devant nous, l'occasion peut-être de faire quelques emplettes ou de prendre un petit goûter.

Visiter l'église Saint-Pierre était une autre possibilité. Cette ancienne collégiale subit elle-aussi une restauration dont elle avait grand besoin.

Il s'agit d'une des plus vastes églises du Nord de la France et ne manque certes pas d'intérêt.

Le musée de la Chartreuse étant fermé pour travaux, nous ne pûmes en admirer les trésors, mais cela nous incitera sans doute à revenir…

On est moins seul au fond d'une église déserte :
De son père inquiet c'est la porte entr'ouverte ;
Lui qui bénit l'enfant, même après son départ,
Lui, qui ne dit jamais : "N'entrez plus, c'est trop tard !

Marceline, encore ...


Un peu gâtée par la pluie en toute fin de journée, cette excursion à Douai ne laissera sans doute que de bons souvenirs à tous les participants et, au risque d'être un peu lourd :

Quand les cloches du soir, dans leur lente volée,
Feront descendre l'heure au fond de la vallée ;
Quand tu n'auras d'amis ni d'amours près de toi,
Pense à moi ! pense à moi !

Marceline, toujours !


Jean-Victor LOSSENT



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Mercredi 27 avril 2016 : GAND
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C'est vers la Flandre Orientale que l'autocar bien rempli affrété par l'UTL emmena ses voyageurs ce mercredi 27 avril. La commission des sorties culturelles avait en effet choisi de nous faire admirer les mille et une facettes de l'horticulture dans la superbe ville de Gand où se tenaient les Floralies.

Après un voyage sans histoire, les passagers fraîchement arrivés des Hauts de France purent se dégourdir les jambes en pénétrant dans le magnifique parc de la Citadelle dont la foisonnante végétation printanière invitait à la promenade, même s'il fallait d'abord s'engouffrer dans ce tunnel évoquant étrangement le canon d'un fusil démesuré…

Il était toutefois moins chargé que le ciel qui nous arrosa de ses premières gouttes et nous commençâmes à regretter de ne pas avoir suivi les cours de langue indigène car aucun écriteau n'était rédigé en français et il nous fallait nous fier à notre instinct pour trouver le premier lieu à visiter et…
la bonne entrée.

Nous y parvînmes cependant et reconnaissons que tous les gens à qui nous demandions notre chemin nous répondaient agréablement et nous remettaient sur les rails tout en pestant sereinement contre l'étrange organisation de ces Floralies…

Le groupe sculptural qui trônait devant le premier lieu d'exposition semblait bien illustrer l'effort que nous fîmes pour nous hisser à l'intérieur avant la première averse…

Quel était donc ce mystérieux "Museum voor Schone Kunsten" dans lequel nous avions pénétré ?

Aux murs, quelques tableaux donnaient l'ambiance et je remarquai tout de suite celui sur lequel ce jardinier se livrait à une occupation dont il ne mesurait sans doute pas l'ironie, pour ne pas dire… la provocation : je repliai dignement mon parapluie.

Nous traversâmes le bâtiment en admirant quelques compositions florales, mais j'étais intrigué par toutes ces personnes qui partaient sur les côtés dans des salles où il semblait y avoir encore bien des choses à voir…

Renseignement pris, nous nous trouvions au Musée des Beaux-Arts… et nous ne devions… que le traverser.

Un passage au guichet pour acquérir un ticket de visite au "msk" (mieux vaut un "m" qu'un "d") et c'est un merveilleux parcours imprévu qui commence.

Le musée offre beaucoup d'œuvres intéressantes et l'on a un peu de mal à s'y repérer, mais, ça, ce sera un leitmotiv pour cette journée.

Cette escapade me vaudra de perdre le groupe, mais… j'aurais la surprise de saluer de vieilles connaissances… calaisiennes !

Un coup d'œil sur la montre et… la prise de conscience du temps passé en ce fabuleux séjour me fait me précipiter au-dehors où le ciel demeurait menaçant.

Quelques pas dans ce grand parc, et je parvins au grand hall d'exposition des Floralies.
 

 

 
Tête de Pierre de Wissant, Auguste Rodin.



Éblouissant spectacle : que de merveilles entassées où le Petit Prince aurait bien du mal à aimer "une fleur qui n'existe qu'à un seul exemplaire"…

Essayons de ne pas trop lever les yeux pour ne pas risquer de s'apercevoir que le ciel, loin d'être bleu, n'est composé que de vilaines tôles et de poutres métalliques et laissons-nous aller à contempler ces foisonnements multicolores !

À certains moments, il était assez difficile de ne pas se sentir attendus…



À force de scruter les massifs, comme le Petit Prince, je sentais "bien qu'il en sortirait une apparition miraculeuse" car chaque "fleur n'en finissait pas de se préparer à être belle […] et choisissait avec soin ses couleurs."

Je ne vous dirai pas les noms de toutes ces merveilles car mon ignorance en ce domaine… se satisfait d'un certain mystère…

Avec toute la mauvaise foi dont je suis capable, je confesserai même que mon enfance rurale m'a très vite appris que les Rose, Capucine, Églantine, Narcisse, Violette, Anémone et autre… Marguerite, n'évoquaient pas que des couleurs chatoyantes ou des parfums délicats.

Qu'importe ! Ne boudons pas notre plaisir et régalons ici nos yeux !



En quittant cette étape essentielle des Floralies, nous passâmes devant le monument érigé à Emiel Claus, peintre belge qui fut le propagateur de l'impressionnisme en Belgique après l'avoir découvert à Paris.

Une éclaircie bienvenue fut propice à notre migration vers la Sint-Pieters plein (comme on dit ici), occasion de découvrir la troisième étape florale de notre voyage.

L'église Saint-Pierre était bien difficile à contempler, envahie qu'elle était par tous les chapiteaux et mâts d'éclairage qui se pressaient devant elle.

De spectaculaires compositions florales y étaient annoncées…

Que cela ne nous empêche pas de visiter le sanctuaire et d'y remarquer, entre autres richesses, le chemin de croix très plaisant.

Pris par l'ambiance, nous nous attardâmes devant la 6e station, celle où Véronique (encore un nom de fleur !) essuie le visage du Christ avec un linge sur lequel cette image restera marquée : et voilà comme on devient patronne des photographes dix-huit siècles avant qu'ils existent !

Non, on ne nous avait pas mené en bateau : ces compositions valaient le coup d'œil !
Mais il fallait se rendre dans les dépendances du sanctuaire pour les contempler.

La quatrième station de notre chemin de Flore était la caserne Léopold. Cette imposante bâtisse accueillait en sa cour intérieure une présentation florale plutôt fantastique, dédiée plus particulièrement aux enfants avec ses animaux gigantesques.

À l'heure de mon passage, ce qui semblait surtout prodigieux, c'était la vitesse à laquelle il fallait dégainer son parapluie afin de faire face aux brèves mais fréquentes averses qui s'y abattaient… entre deux apparitions solaires, il est vrai !

Ces aspersions fréquentes n'étaient pas sans effet sur les fleurs qu'elles parsemaient agréablement de gouttelettes qui ajoutaient à leur fraîcheur

La cinquième station, dite Bijloke, ancienne abbaye de cisterciennes aux cours envahies de chapiteaux pour l'occasion, offrait à nos regards d'étonnantes compositions florales plutôt exotiques.!


La richesse de ces Floralies avait un inconvénient de taille : le temps passait terriblement vite et même s'il restait bien des choses à visiter, notamment dans la vieille ville, l'heure de regagner le car arriva bien vite et ce fut avec regret que nous traversâmes encore ce magnifique parc de la Citadelle afin de retrouver notre bonne vieille ville de Calais… sous le soleil !



Jean-Victor LOSSENT



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Mercredi 7 octobre 2015 : AMIENS

Voici quelques photos de notre sortie culturelle.

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Jeudi 28 Mai 2015 : LEEDS & MAIDSTONE
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Un déplacement en Grande-Bretagne est souvent apprécié par les adhérents.

En 2011, la sortie à Windsor avait fait l’objet d’une deuxième « édition » pour satisfaire la demande. Cette fois-ci, il aurait pu en être de même, puisque le car affichait complet et que la liste d’attente n’a pas été épuisée !

Les participants n’ont pas été déçus : le temps ensoleillé nous a accompagnés de l’autre côté du Channel.
A la sortie du tunnel, Madame Calais a présenté, avec sa compétence irremplaçable, le déroulement de la journée.
Elle nous a donné des précisions sur Maidstone, ville souvent négligée, trop concurrencée par Cantorbéry ou laissée de côté sur la route de Londres. Cette cité historique mérite d’être explorée : l’archevêque de Cantorbéry s’y arrêtait lors de ses déplacements vers Londres. Son palais épiscopal et l’église voisine méritent d’être vus ou visités.

Il a fallu ensuite choisir entre le musée des carrosses qui n’ouvre qu’à partir de 12H et les rues piétonnes qui offrent de nombreuses possibilités d’achats et de restauration.

A 13H30, nous avons repris le car pour nous rendre au château de Leeds, bâtiment situé dans une île au milieu d’un parc immense.
L’audioguide individuel, en français, permet une visite au rythme de chacun. Les salles présentées sont nombreuses, variées et bien meublées.
Une riche américaine, Lady Baille (1899-1974), a acheté l’ensemble en très mauvais état en 1924. A sa demande, la restauration fut réalisée par des français, l’architecte Stéphane Boudin (1888-1967) et le décorateur Arman Albert Rateau (1882-1938).

Nous n’avons pas eu le temps d’aller jusqu’à la volière pour y admirer ses nombreux oiseaux.

Nous sommes rentrés fourbus, mais très satisfaits, de cette inoubliable escapade dans le Kent.


Devant le palais épiscopal de Maidstone.


Voici, pêle-mêle, quelques photos de cette journée.
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Jeudi 16 Avril 2015 : HONFLEUR
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   Une escapade printanière à Honfleur nous était proposée en ce mois d'avril par la commission des sorties culturelles de l'U.T.L. Le soleil était de la partie et tout allait pour le mieux pour visiter cette ville qui, comme la nôtre, se trouve baignée par la Manche et, tout au moins ce jour-là, un peu moins taquinée par ses vents…



   Notre visite guidée de la ville commença par les anciens magasins à sel transformés en salle d'exposition. La charpente est impressionnante et tient beaucoup de celle des navires d'autrefois.
   Nous parcourûmes les ruelles pavées de la ville qui nous menèrent au Vieux Bassin dont les riches couleurs nous charmèrent. Nous admirâmes de nombreuses vieilles façades et les nombreuses galeries d'art abritées dans des habitations agréablement rénovées.


L'église Sainte-Catherine reconstruite au XVe siècle, après la guerre de Cent Ans, le fut en utilisant des matériaux moins coûteux que la pierre : surtout le chêne, et des charpentiers de navire assurèrent la main-d'œuvre.

   Le clocher fut construit à part, désolidarisé de la nef, sans doute pour ne pas faire peser le poids des cloches sur la charpente de l'édifice.
   L'atmosphère intérieure est agréable et la décoration originale. Nous y rencontrons les éléments du culte catholique plus ou moins habituels, mais aussi quelques particularités…


   Ainsi cette statue de saint Léonard, ayant à ses pieds deux prisonniers implorant leur délivrance.
   Ce saint, nous dit la Légende dorée, disciple de saint Remi, obtint du roi de France "la faveur insigne de renvoyer immédiatement absous tous les prisonniers qu'il visitait"…
   Tout prisonnier invoquant son nom était délivré de ses chaînes et s'en allait libre ; il venait ensuite présenter ses entraves au saint.


   Autre particularité notable, un tableau d'Adrien Gabriel Voisard-Margerie (1867-1954), peintre natif d'Honfleur, illustrant le martyre d'un de ses compatriotes, Pierre Berthelot, marin entré dans l'ordre des carmes, martyrisé dans l'île de Sumatra en 1638 et béatifié en 1900.



   Le "traditionnel repas de midi en groupe" eut lieu au restaurant Lutétia dont nous appréciâmes le cadre, la nourriture et surtout la bonne humeur de nos jeunes serveurs dont le sourire ne s'envola pas un seul instant !


Quelques clichés des convives...


   Et après ces agapes, que se serait-il passé si certains avaient cédé à la tentation de faire un petit tour sur ce carrousel 1900 ?...
Il est vrai qu'il se trouvait… au bord du bassin…

   Mais personne n'a pris le risque et nous sommes retournés au car qui nous emmena… papillonner…



   Situé près du phare de l'Hôpital, Naturospace est un endroit où il est possible de se promener dans l'ambiance tropicale d'une serre exotique au milieu de plantes, de papillons, d'oiseaux et de poissons aux couleurs éclatantes.

   Certes, les papillons étaient bien agités, les oiseaux bien bavards, l'atmosphère un peu étouffante, mais le spectacle était magnifique, ne boudons pas notre plaisir !



   Non loin de là, se trouvait la maison natale d'Érik Satie, le facétieux compositeur de "La Diva de l'Empire", des Gymnopédies et de tant d'autres œuvres, que notre ville de Calais a honoré en faisant porter son nom à un auditorium.
   Paradoxalement, dans une ville qui a vu passer tant d'artistes, nous avons délaissé aujourd'hui les musées pourtant nombreux, mais c'est pour que nous chantions dans le car du retour "J'irai revoir ma Normandie"…


   Avant de reprendre la route, il nous restait à visiter le Domaine de la Pommeraie situé sur le territoire de Gonneville-sur-Honfleur.

   Même si nous n'étions pas encore "Dans l'ombre blanche des pommiers en fleurs", nous avons pu nous faire une idée de la production nécessaire à l'alimentation d'une distillerie et de la fabrication de produits dérivés de la pomme, notamment du fameux calvados que nous n'avons pas manqué de déguster.

   Et si les fleurs de pommier faisaient encore défaut, nous pouvions nous consoler avec les tulipes…
Après une si bonne journée, nous aurions pu encore entonner dans le car du retour cet extrait de "Ciboulette" : "Nous avons fait un beau voyage"…

Jean-Victor LOSSENT



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Jeudi 12 février 2015 : LENS & ARRAS
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L'entrée du musée de Lens.
   C'est pour se rendre tout d'abord au Louvre-Lens que des membres de l'U.T.L. s'agglutinèrent dans un car ce jeudi 12 février 2015.

   L'attente devant l'entrée encore dépourvue de sa parure végétale fut revigorante dans l'atmosphère vivifiante de cette matinée encore hivernale.



Stèle cintrée de Renpetmaa (bois peint).
   L'exposition qui nous attirait était consacrée au règne animal dans l'Égypte ancienne et avait pour titre "Des Animaux et des Pharaons". La mise en bouche en avait été assurée le 15 décembre dernier par la brillante conférence de Laurence RETOURNE.

   Des guides-conférenciers nous pilotèrent dans les différentes salles où étaient exposés non seulement des objets de l'Égypte antique, mais aussi des animaux naturalisés plus récents, des gouaches aquarellées du début du XXe siècle, etc.

   Chacun d'entre nous se rappelait avoir été intrigué, au moins en classe de 6e, par les représentations des dieux égyptiens au corps humain portant une tête d'animal.

   Nous évoquâmes donc Horus à la tête de faucon, Anubis à celle de chien, Thot à celle d'ibis, Bastet à l'aspect de chatte ou de lionne, Sobek à tête de crocodile, etc.



Stèle cintrée de Renpetmaa (bois peint).
   Cette passionnante visite nous invita à reconnaître l'importance des relations entre le monde animal et les anciens Égyptiens dans l'environnement bien sûr, mais aussi pour la nourriture ou l'aide au travail.

   Partout le respect pour l'animal devint une évidence. Il était sans doute réciproque si l'on en croit l'apparence souriante de cette mangouste naturalisée, provenant du musée d'Histoire naturelle de Lille…


   Cette copie du papyrus satirique de Turin n'était pas entièrement déroulée, on pourrait penser que cela s'expliquait par sa longueur respectable, 283,5 cm, mais l'adjectif "satirique" nous interpela et les animaux représentés ont des postures et des rôles amusants, le guide nous a avoué que les scènes les plus coquines n'étaient pas dévoilées aux regards… et ce rouleau inaccessible était sous vitrine, saperlipopette !


   Ces babouins en granit rose du socle de l'Obélisque du temple de Louxor ont accompagné ce dernier à Paris, mais leurs organes génitaux trop apparents auraient pu choquer les Parisiens (quelle époque !) ; on les remisa donc au Louvre… qui les exhibe ici !

   C'était la dernière œuvre de cette exposition à côté de laquelle nous passâmes pour rejoindre la zone d'accueil.

   Un coup d'œil jeté juste avant de sortir nous fit penser qu'ils étaient peut-être un élément du dispositif Vigipirate, non ?...



   L'exposition temporaire était si fascinante que, peu nombreux sans doute, ont été ceux qui ont pu saluer l'Arioste en contemplant, entre autres merveilles, ce tableau d'Ingres évoquant "Roger délivrant Angélique", mais, on pourra revenir…


    Très rapide fut le trajet pour rejoindre Arras, chef-lieu du Pas-de-Calais (mais pour combien de temps encore ?...). Le soleil était au rendez-vous et faisait chanter les célèbres places où le groupe se dispersa pour un épisode de restauration.





   Les quelques heures passées à attendre le prochain rendez-vous n'étaient pas difficile à occuper dans cette ville pleine de curiosités, restaurants bien sûr, mais aussi nombreuses boutiques qui restent pour la plupart ouvertes entre midi et deux. Seules les églises n'ouvrent qu'à 14 h et elles sont nombreuses. Certains ont jeté un œil à la massive cathédrale en cours de restauration (elle aussi…). Rappelons que l'église de l'abbaye Saint-Vast, de style classique, est devenue cathédrale sous Napoléon Ier en remplacement de l'ancienne cathédrale gothique rendue inutilisable après avoir été vendue comme bien national. Le nouvel édifice sera lui-même plus qu'à moitié détruit en 1915 et sera ensuite reconstruit à l'identique.




   C'est à 15 h que rendez-vous était pris dans la cour de l'abbaye Saint-Vaast, siège du musée des Beaux-Arts.

   "Arras vous fait la Cour" titre le dépliant annonçant la fastueuse exposition temporaire "Le Château de Versailles en 100 chefs-d'œuvre" qui nous attirait en ces lieux.

   Les œuvres exposées étaient prestigieuses, certes, mais fallait-il une mise en scène aussi délirante ? des éclairages fastueusement… insuffisants, compliqués par des vitrines multipliant les reflets parasites et… augmentés par des milliers de traces de doigts ?

   Ne boudons pas notre plaisir et admirons : après tout, la vie à Versailles devait s'accompagner de bien des choses inutiles et coûteuses… et puis… les œuvres sont magnifiques !



Apollon servi par les Nymphes,
François Girardon et Thomas Regnaudin



Élagabal, empereur romain,
François Girardon et Pierre Le Nègre




La Marquise de Pompadour en "belle jardinière",
Carle Van Loo



Latone et ses enfants,
Gaspard et Balthasar Marsy.


   L'emploi du temps nous laissait encore "une heure de temps libre en ville". "N'écoutez pas, Mesdames" aurait dit Sacha Guitry, Messieurs non plus, d'ailleurs : la nuit va tomber et il fait froid et puis le musée d'Arras recèle bien des richesses permanentes, longeons plutôt le cloître de l'ancienne abbaye et laissons la galerie nous apaiser par son relatif dépouillement…



   Empruntons ensuite le grand escalier et pénétrons les salles où de nombreuses œuvres sauront nous fasciner.


   Peut-être vous laisserez-vous interpeler par le regard intense et l'allure intemporelle de ce "Jeune Pâtre des Marais pontins" immortalisé sur la toile par Théodore Chassériau ?

   Les nombreux Corot ne vous laisseront pas indifférents et vous savourerez sans doute cette "Saulaie à Sainte-Catherine, près d'Arras"…




   Et c'est peut-être en passant devant cette "Lune de miel" d'Ernest Duez que l'on vous glissera à l'oreille qu'il est temps de regagner le car, sur la Grand'Place……

   Vous vous y engouffrerez, la tête pleine d'images dont le souvenir vous accompagnera bien longtemps encore……

   Encore une belle journée vite passée dans le cadre des activités vagabondes de l'UTL…

Jean-Victor LOSSENT



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Vendredi 5 décembre 2014 : VAUCELLES

   C'est en quelque sorte à un pèlerinage que nous étions conviés ce vendredi 5 décembre 2014.

   La matinée était consacrée au marché de Noël organisé dans le cadre de l'abbaye de Vaucelles située sur le territoire de Les Rues des Vignes.

   L'abbaye fut fondée par saint Bernard qui installa lui-même le premier groupe de moines durant l'été 1132.
   Le site était alors beaucoup plus boisé qu'aujourd'hui mais l'Escaut naissant y fait toujours ses premiers pas.
   Les moines ont dû quitter l'abbaye à la révolution de 1789 et le site a abrité des occupants divers.
   Les Allemands ont utilisé les bâtiments restés intacts durant la Grande Guerre et les ont incendiés en novembre 1917.


   ...Une association fondée en 1971, "Les Amis de Vaucelles", s'attache à hâter la restauration du vénérable édifice.

   Nous avons franchi le portail de l'abbaye, salués par un magnifique bouquet de choux.


   L'Aile des moines était envahie d'une profusion d'étals variés où tout ce dont on peut avoir besoin pour fêter la fin de l'année était proposé sur le thème du "Noël Américain".

   Il fallait bien chercher les vestiges religieux et, bousculé par des tentures et cloisons provisoires, ce Christ mutilé faisait pourtant bonne figure malgré l'invasion inexorable des "Marchands du Temple".

   Livres, vêtements, jouets, bijoux et autres fanfreluches, pâtisseries, confiseries et autres victuailles, il y avait tout ce qu'il fallait pour s'occuper à aplatir sa bourse…

   Les moins frileux pouvaient s'aventurer à l'extérieur et découvrir des endroits apparemment plus austères, mais non moins fascinants…



   Certes, l'herbe était mouillée et les allées un peu boueuses, mais l'atmosphère automnale des jardins avait bien des attraits.

   Le Logis abbatial était en pleine restauration ainsi que le prouvent l'ouvrier sur le toit et l'abondance de fenêtres ouvertes.

   Tant pis pour les chaussures et quittons les sentiers battus pour nous enfoncer dans les jardins parsemés d'anges dont certains semblaient s'enfuir à notre approche dans un froissement d'ailes ou… de feuilles mortes.


   Surprenante découverte que celle d'un ange boudeur au fond d'un jardin sans doute trop délaissé à son goût.

   Est-ce pour nous saluer ou pour nous rappeler la réalité et le respect des horaires que jaillit soudain d'un buisson cet ange armé d'une retentissante trompette ?

   Comment résister à ce sentier de promenade qui contourne l'abbaye ? Il fallait à peu près trois quarts d'heure d'une marche raisonnable pour s'y aventurer, mais quel plaisir tant les feuillages abrités du vent exhibaient encore leurs chatoyantes couleurs.


   N'incite-t-elle pas à la méditation cette vieille porte pas tout à fait condamnée qui ouvrait autrefois l'abbaye sur la forêt ou les champs environnants ?


Mais cette fois, il est vraiment temps de regagner le car, après avoir débarrassé les semelles bien crottées d'une partie de la poussière… ou plutôt de la boue des chemins !


Quelques kilomètres plus loin, Cambrai nous ouvrait ses portes dans la grisaille hélas, mais sans pluie toutefois. Nous y étions attendu pour visiter tout d'abord le musée situé dans un ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle.



   Nous y avons admiré le plan-relief de la ville, agréablement animé d'un accompagnement audio-visuel.

   Un survol rapide des collections nous permettait d'entrevoir leur richesse.

   Ce tympan du XIIe siècle provenant de l'abbaye Saint-Géry évoque la légende de Pyrame et Thisbé, deux amants menés au suicide par une suite de quiproquos qui inspirera Shakespeare pour "Roméo et Juliette".

   Nombre de vestiges des anciens édifices religieux de la ville figurent dans les salles, ainsi que de nombreux tableaux comme celui qui évoque la légende attachée à la compassion du fameux évêque de la ville : Fénelon, parti à la recherche de la vache d'un pauvre paysan…




   Nous fûmes ensuite accueillis à l'Office de Tourisme installé dans la Maison Espagnole. Nous y dégustâmes toutes sortes de bêtises avant d'en écouter l'histoire contée par notre guide qui se révéla passionnant.

   Pèlerinage, disais-je tout à l'heure, ainsi que semble encore le prouver ce groupe des nôtres se ruant à la cathédrale Notre-Dame sous la conduite de notre guide.

   Cet édifice abrite le tombeau de Fénelon, œuvre du sculpteur David d'Angers qui donna à l'illustre personnage une apparence bien extatique… à son heure dernière !


    La visite de Cambrai, en car, nous livra un aperçu de la ville et de ses richesses dans la lumière déclinante due à l'approche de l'hiver et que ne compensaient pas encore les illuminations de Noël dont l'inauguration n'était prévue que pour… le lendemain, jour de la Saint-Nicolas, tradition oblige !

    Le pèlerinage s'acheva par la visite de l'église Saint-Géry où trône, entre autres trésors, la somptueuse Mise au tombeau (1616) de Rubens.


    Nous quittâmes la ville à la nuit tombante, nous promettant de revenir visiter cette contrée pleine de richesses, pourquoi pas en un jour de printemps, ne serait-ce que pour visiter l'immense parc orné de nombreuses statues sous un ciel que l'on espérera bleu…?

    Bénissons pour terminer les organisateurs de cet intéressant voyage ainsi que notre chauffeur si efficace, si patient et si chaleureux à notre égard.

Jean-Victor LOSSENT


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Jeudi 2 octobre 2014 : BRUGES

   C'est avec une lumière toute douce que nous avons commencé notre promenade à Bruges ce jeudi 2 octobre 2014. Piétons, nous apprîmes rapidement à nous méfier des vélos dont nous envahissions naïvement les voies de circulation. Sous la conduite de nos guides, la traversée d'un parc nous plongea dans l'univers calme de la ville dont le béguinage est la parfaite illustration.

   Nous parcourûmes les rues de Bruges en admirant les façades variées, les nombreux monuments et les innombrables boutiques. Les touristes étaient partout présents. Si la tranquillité de certains quartiers étaient fascinante, quelques pas nous introduisaient rapidement dans les rues débordantes d'activité d'un centre-ville bien remuant.

   Nos regards étaient sollicités de tous côtés et le risque était bien grand de ne pas apercevoir les nombreuses statues qui agrémentent façades, parcs et jardins.


Pieter de Coninck et Jan Breydel,
héros de la révolte de 1302.

Un des Cavaliers de l'Apocalypse.

   Vers midi, le ciel devint gris ardoise et le soleil projeta sur les façades ses rayons qui les firent chanter. Qui n'a pas vu Bruges sous une lumière précédant l'orage n'a rien vu ! Cela valait bien de supporter quelques gouttes…

   L'après-midi fut consacré à une promenade commentée en bateau, sur les canaux. Nouvelle lumière, atmosphère pluvieuse, non sans charme… sous des regards surprenants…

   La visite du musée Groeninge fut pleine de surprises. De superbes tableaux nous y attendaient et les guides ont su nous intéresser au décryptage de quelques toiles magnifiques.



La Vierge à l'Enfant avec sainte Catherine et sainte Barbe. (Maitre du Saint-Sang).



L'Attentat (Magritte).

   Ensuite, nous avons profité du temps libre pour continuer notre flânerie dans la ville. Certains ont fait des emplettes, d'autres, une pause gourmande, d'autres encore ont continué leur partie de cache-cache avec les nombreuses statues de la ville…


Jan Van Eyck

Papageno, devant le théâtre.

   Les meilleures choses ont une fin et c'est sans nul doute pour nous donner l'envie d'y revenir que la ville s'est parée d'une belle lumière automnale à l'heure des adieux…

Jean-Victor LOSSENT





Pour prolonger le charme de la visite du musée sous la conduite passionnante des guides, terminons par un petit conseil de lecture qui permettra de fixer les étonnantes découvertes qu'ils nous ont permis de faire au sujet de l'art de la Renaissance. Un excellent roman historique de 1992 : "Au Temps où la Joconde parlait" de Jean Diwo

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Samedi 31 mai 2014 : ROCHESTER

"Une journée sous le charme de Dickens"
Sous un beau soleil, nous avons admiré une parade très "british" : une fanfare écossaise suivie d'un défilé en costumes d'époque, des dames en très élégantes toilettes victoriennes accompagnées de Sirs très distingués !
Bien sûr, à voir également dans cette ville très animée : la cathédrale, le fameux chalet où Dickens aimait se retirer pour écrire, le château et ses jardins où enfants et parents profitaient d'un ensemble d'attractions.
Tout cela nous a permis de passer une journée très agréable, appréciée de tous.

Voici quelques photos de notre sortie culturelle.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Pour en savoir plus, consultez les sites suivants :
Rochester :Wikipédia 2014


 

Mercredi 16 avril 2014 : EU

Nous nous sommes rendus à EU où nous étions attendus pour la visite du musée du verre.
C'est dans un ancien relais de chasse princier que s'est déroulé notre repas annuel, ce qui comme chaque année, a remporté un grand succès.
En compagnie d'un guide nous sommes partis, en car, à la découverte des villes d'EU, de MERS et LE TREPORT.
Notre journée s'est terminée par la visite du château d'EU et de son musée.

Voici quelques photos de notre sortie culturelle.

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Musée du verre

Musée du verre

Le repas

Le Château d'EU

Le Château d'EU

La chambre dorée

Pour en savoir plus, consultez les sites suivants :
Château d'EU :
Wikipédia 2014


 

Jeudi 20 mars 2014 : COMPIEGNE, la clairière de l'armistice et PIERREFONDS

Visite du Palais impérial de Compiègne, remis en valeur par Napoléon 1er, et du musée du second empire regroupant une collection exceptionnelle de peintures, sculptures, meubles et objets d'art de cette époque.
Nous nous sommes rendus, ensuite, à la clairière où fut signé l'armistice de la première guerre mondiale.
Le château de Pierrefonds, démantelé sous Louis XIII, a été restauré par Eugène Violet-le-Duc, au 19ème siècle à la demande de Napoléon III.

Voici quelques photos de notre sortie culturelle.

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Compiègne

Compiègne

Compiègne

Pierrefonds

Pierrefonds

Pierrefonds

Rotonde

Rotonde

Pour en savoir plus, consultez les sites suivants :
Château de Compiègne :
Wikipédia 2014
La Rotonde :Wikipédia 2014
Château de Pierrefonds:Wikipédia 2014


 

Mercredi 11 décembre 2013 : PARIS

Voici quelques photos de notre voyage à Paris.
Un temps libre était accordé jusque 13h30 ensuite nous nous sommes rendus au Grand Palais pour admirer les expositions Georges BRAQUE et Félix VALLOTON .

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"Les poissons noirs" 1942

Georges BRAQUE

Madame VALLOTON

Félix VALLOTON

"le bain turc" 1907

Notre sortie s'est terminée par un tour panoramique en car afin de découvrir les illuminations de PARIS.

Pour en savoir plus, consultez les sites suivants :
Georges BRAQUE :
Wikipédia 2013
Félix VALLOTON :Wikipédia 2013


 

Jeudi 17 octobre 2013 : ANVERS

Nous étions 55 à nous rendre à Anvers accompagnés de Madame Calais, qui, durant le trajet nous donne de nombreuses informations sur la ville, et qui ensuite, nous fait découvrir les ruelles et les maisons d'Anvers.
Un guide nous attend à l'imprimerie Plantin Moretus fondée en 1555 par François Plantin.
Toutes les explications concernant les plus anciennes machines à imprimer nous sont données.

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L'après-midi après une promenade dans les rues moyenâgeuses nous nous rendons à la Maison de Rubens et visitons son atelier de peinture et ses pièces d'habitation en compagnie d'un guide.

Pour plus d'informations, consultez les sites suivants :
Anvers :
Wikipédia 2013
La Maison de Rubens :Wikipédia 2013
Site officiel (en anglais) de la Maison de Rubens: www.rubenshuis.be
Site officiel du musée Plantin-Moretus : www.museumplantinmoretus.be


 

Jeudi 27 mai 2013 : BRIGHTON, Angleterre.

Une sortie brillamment commentée par Madame Elisabeth Calais. Promenade sur la jetée, découverte du quartier des Lanes et visite du Royal Pavilion. Arrêt au retour pour les jardins de Kipling.

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Mercredi 27 mars 2013 : ARRAS

Un guide à Arras nous commente l’exposition « Roulez Carrosses ».
Nous consacrons l’après-midi à la visite guidée des Boves suivi d’une promenade des deux principales places.

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C’est dans la bonne humeur que s’est déroulé notre déjeuner annuel.


 

Mardi 18 décembre 2012 : AIRE SUR LA LYS

Nous aurons l’après-midi pour apprécier la Chapelle Saint Jacques et la collégiale Saint Pierre.

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La Chapelle Saint Jacques

La Chapelle Saint Jacques

 

Jeudi 22 novembre 2012 : FECAMP

Découverte panoramique de la ville, puis visites guidées du Palais Bénédictine et du musée du Chocolat.

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Le Palais Benedictine

Le Palais Benedictine

 

Jeudi 11 octobre 2012 : PARIS

Nous nous sommes rendus à Paris avec visites guidées du Père Lachaise et de l’exposition « L’impressionnisme et la mode » au Musée d’Orsay.

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Le cimetière du Père Lachaise

Le Musée d'Orsay